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«The Flamboyant Fake»: Sophie Pitman – Le faux luxe dans la mode

Type d'événement: 
Débat en ligne
Event Category: 
Our Events
Public: 
Adultes , Jeunes adultes
Langue de l’événement: 
Anglais

Sixième conférence d’experts en ligne de la série «The Flamboyant Fake» : Sophie Pitman – Le faux luxe dans la mode

On imagine volontiers la Renaissance comme une époque de luxe somptueux, où les riches se paraient de perles, de velours et d’or. La mode pouvait être extravagante avec ses énormes collerettes de dentelle, ses épaulettes démesurées et ses combinaisons élaborées de robes et de jupons. Mais que faisaient ceux qui ne pouvaient se permettre ces fantaisies pour être quand même à la mode?

Nombre d’éléments emblématiques de la mode de cette époque n’étaient pas seulement fabriqués dans les matériaux les plus nobles, mais utilisaient aussi de nouvelles techniques et de nouveaux tissus pour imiter le velours, la fourrure, l’or, les pierres précieuses et les perles et donner ainsi l’impression du luxe. Les artisans utilisaient des techniques ingénieuses pour doter les élégants peu fortunés de vêtements correspondant à leur budget dans le respect des lois somptuaires qui restreignaient l’usage de certains matériaux raffinés. Que pensait-on de ces matériaux de substitution aux débuts de l’époque moderne? Étaient-ils considérés comme des artifices d’imposteur ou comme des procédés astucieux? Et comment les lois somptuaires ont-elles influencé et stimulé les contrefaçons et l’imitation?

En comparant des vêtements d’époque et des objets reconstruits, cette conférence montrera comment les historiens parviennent à reconstituer, malgré le peu d’éléments disponibles, les costumes à la mode portés par les petites gens, et à quel point certains de ces matériaux de substitution faisaient parfaitement illusion.

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Sophie Pitman est titulaire d’une bourse de recherche post-doctorale de la Fondation Leverhulme et enseigne au University College de Londres. Elle étudie l’histoire des vêtements des débuts de l’époque moderne en lien avec le climat et l’environnement. Après avoir soutenu sa thèse en histoire à l’université de Cambridge en 2017, elle a bénéficié d’une bourse de recherche post-doctorale dans le cadre du projet «Making and Knowing» de l’université de Columbia et d’un financement du Conseil européen de la recherche à l’université Aalto en Finlande, pour le projet «Refashioning the Renaissance». Ses travaux portent sur le droit somptuaire, le luxe dans la vie quotidienne et la méthodologie de la reconstruction. Elle a également été commissaire de l’exposition «Reconstructing Everyday Fashion, 1550-1650» à la galerie Dipoli à Helsinki, en Finlande. Elle combine une méthode historiographique traditionnelle, fondée sur les sources textuelles et iconographiques, avec l’étude approfondie d’objets anciens qui sont parvenus jusqu’à nous et une approche plus expérimentale de l’histoire.